Laurent Wauquiez apporte son soutien à Brigitte Barèges
Date : 25/01/2012
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Plus de 300 personnes étaient présentes jeudi soir, salle du Carreyrat à Montauban, au meeting animé par Brigitte Barèges et Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et leader de la Droite Sociale.

Après une entrée énergique des deux protagonistes, accueillis avec ferveur, la manifestation a commencé par l’intervention de Brigitte Barèges.
La Député maire de Montauban est revenu sur le parcours exceptionnel de celui qu’elle a surnommé le « major en tout », avant de poursuivre par un discours très applaudi où elle a dit sa confiance en la France et les français pour se sortir de la crise, rappelant que le temps était au « courage et à l’espérance », avant de céder la parole à l’hôte du jour.

François Hollande indécis et… dépensier
Le ministre a démarré par une critique énergique des propositions et de la communication du camp socialiste et de leur candidat. Il a pointé les « cacophonies » successives sur la sortie du nucléaire, les 60 000 emplois dans l’éducation nationale, ou encore du quotient familial dont il a dit que la suppression serait « un matraquage fiscal comme la France et les classes moyennes n’en ont jamais connu ».
Il a aussi critiqué la propension selon lui des collectivités territoriales, Conseils régionaux et généraux, « très majoritairement présidés par la gauche », à mal gérer les finances locales, fustigeant en particulier le plus mauvais élève de France, le Conseil Général de Corrèze, dont les dépenses de fonctionnement ont augmentés de 70% et la dette (la plus importante de France ) de 100% en seulement 5 ans, depuis la prise de fonction de son actuel président… François Hollande.

« Au-delà de n’avoir aucune idée, aucune capacité de décision, comment un homme qui n’est pas capable de gérer une équipe de campagne de 20 personnes pourrait-il gérer un pays de 65 millions d’habitants ? », s’est-il exprimé.
Laurent Wauquiez est également revenu sur ce qu’il considère comme une l’escroquerie cynique du droit de vote aux étrangers, qui braderait selon lui la citoyenneté à pure fin électoraliste.
« Nous n’avons pas à rougir de notre bilan »
Le ministre a ensuite défendu le bilan du Président de la République et du gouvernement, énumérant avec conviction la longue liste « d’actions courageuses et nécessaires » menées depuis le début du quinquennat. Il a notamment évoqué la défiscalisation des heures supplémentaires qui ont permis à plus de 9 millions de salariés d’augmenter leur pouvoir d’achat, la réforme des retraites, la gestion de la crise dès 2008 qui a protégé l’épargne de tous les français, ou encore au sauvetage de l’Europe et de la zone Euro.

« La France a mieux résisté que les autres pays à cette crise sans précédent, et est toujours à l’initiative. Regardez la bataille contre les paradis fiscaux, la taxation des revenus du capital contre le capitalisme spéculatif, et aujourd’hui encore la taxe sur les transactions financières ».
La Droite sociale
Laurent Wauquiez a également plusieurs fois évoqué le travail fourni avec Brigitte Barèges dans le cadre de la Droite Sociale, le club de réflexion dont il est le fondateur, et le courage politique de celle qui comme lui ne pratique pas la langue de bois.
Prônant la politique des droits et des devoirs, fustigeant les profiteurs du haut et profiteurs du bas, il n’a pas hésité à assumer à nouveau son expression de « cancer de la société » que représente d’après lui l’assistanat, lorsque les « profiteurs » détournent les aides sociales dont certains ont hélas vraiment besoin.

Il a commenté les nombreuses propositions issues de la Droite Sociale depuis 2010: l'instauration de 5h de « service social » en contrepartie du versement du revenu de solidarité active (RSA), le plafonnement du cumul des minimas sociaux à 75 % du montant du SMIC, ou encore l’instauration d’une durée minimum de cinq ans pour que les étrangers puissent prétendre à ce revenu.
Pour mémoire, c’est aussi la Droite sociale qui a récemment proposé de réserver une partie des logements sociaux « à ceux qui travaillent », ce qui avait provoqué de vives réactions au sein même de la majorité.
Un projet pour les classes moyennes
« Les classes moyennes sont les oubliées de la politique des 30 dernières années. Elles sont constituées de ceux qui vivent modestement de leur travail » d’après Laurent Wauquiez.
Auteur d’un ouvrage « la lutte des classes moyennes » paru récemment, le ministre a longuement développé sa vision d’une politique pragmatique et efficace, qui a vocation à remettre au centre des préoccupations le sort d’une population qui représente 70% des ménages français.

« Il n’est pas normal qu’entre les aidés et ceux qui travaillent, la différence de pouvoir d’achat ne soit que de 100€ dans un sens ou dans l’autre » s’est-il exprimé.
En conclusion du meeting, le ministre s’est volontiers prêté au jeu des questions / réponses avec le public, qu’il a voulu notamment mettre en garde contre les sirènes de l’extrême droite :
« Mme Le Pen veut sortir de l’Euro. Imaginez bien qu’à l’instant même où elle serait élue, ce ne serait pas moins du tiers de votre épargne qui partirait en fumée en conséquence de la forte dévaluation du franc ! »














